Politique éditoriale

Un ensemble de documents en partie inédits conservés à l'Académie des sciences et belles-lettres de Lyon, une « Affaire » où interviennent des éléments majeurs comme l'Encyclopédie, les jésuites, la politique royale, et des personnages célèbres, Malesherbes, D'Alembert, Voltaire, des personnages importants, le cardinal de Tencin ou Bourgelat et d'autres quasiment inconnus des dictionnaires biographiques : comment éditer l'ensemble en le rendant intelligible au lecteur d'aujourd'hui, sans perdre la spécificité matérielle des documents d'époque ?

Une double approche, chronologique et matérielle, a été choisie pour l'élaboration de cette interface. C'est la description de ces choix, et leur justification, qui est donnée ici.

L'Affaire est circonscrite dans le temps, et ses éléments nous sont parvenus via de la correspondance, en partie publiée, et des registres académiques. La chronologie jouant ici un rôle central pour la compréhension des événements, elle constitue donc un des fils directeurs, mais elle n'est pas le seul : on peut suivre également les acteurs et leurs interventions. Il ne faut cependant pas oublier, avant toute interprétation, que nous sommes tributaires des traces matérielles qui nous sont parvenues : il faut donc avoir accès à leur description, à leur transcription et à l'histoire de leur cheminement jusqu'à nous.

Visualiser ces documents confortablement, avec leur transcription en regard et des outils de visualisation adaptés, avoir accès aux informations ponctuelles (notices biographiques ou descriptives) ou au contraire suivre un fil chronologique ou documentaire (tous les descriptifs chronologiques, toutes les interventions d'un auteur, la liste des documents), sont les impératifs qui ont dicté l'élaboration de cette interface.

Bien entendu, des choix éditoriaux ont été faits, décrits ci-dessous :

La datation : tous les événements ou documents ne sont pas datables au jour près, soit que leur contenu ne permette de donner qu'une fourchette de datation, soit que leur rédaction s'étale sur plus d'un jour. Nous avons donc choisi de les positionner en un point de la chronologie, précédé, non d'une date, mais de la mention « circa ». La justification de la datation ou de l'approximation donnée est explicitée dans le chapeau du document.

La circulation chronologique : afin de permettre une narration fluide, une entité « mois » a été choisie, et un calendrier synthétique dans le bandeau de droite permet de visualiser tous les documents consultables sur l'interface.

Les transcriptions : les normes de transcription sont celles de la correspondance de D'Alembert (série V des Œuvres complètes de D'Alembert) : globalement, à l'identique de la source.

Les descriptions : identiques à celles de la correspondance de D'Alembert

Les notices biographiques : idéalement, on aimerait un modèle descriptif que l'on pourrait appliquer à toutes les personnes. Mais l'individu résiste, s'il n'a pas écrit, s'il n'est pas de grande famille, les informations sont parfois difficiles à obtenir et à vérifier : ces notices sont donc évolutives, puisqu'elles concernent dans cette affaire des personnages parfois fort obscurs.

La description des documents : chaque document est décrit différemment suivant sa nature (pour un manuscrit, on retrouve classiquement sa localisation et sa description matérielle, pour un imprimé les références bibliographiques). Nous avons séparé de sa description matérielle le cachet de cire, rouge ou noire, d'une part pour le plaisir, d'autre part pour l'information que celui-ci véhicule : présence ou non, particularité du cachet, couleur.

Les outils de circulation : retour à la présentation, à la liste des documents, à la chronologie (à l'endroit quitté ou vers un autre point), aux notices d'auteur, par le moteur de recherche.