Académie des beaux-arts de Lyon

Jean-Pierre Christin et Nicolas Antoine Bergiron ((avec Besson, Delamonce et Moyroud) créent en 1713 à Lyon une académie concurrente de la toute nouvelle Académie des sciences et belles-lettres, connue en 1755 sous le nom de « Société royale des beaux-arts ».

En 1724, cette académie est reconnue comme « Académie des Beaux-Arts » indépendante de celle des « Sciences et Belles-Lettres » mais ne formant malgré tout qu'une seule et même entité : ce sont les premières Lettres patentes de 1724. Elle construit alors, entre les Cordeliers et le Rhône, le bâtiment dit du Concert pour y donner ses spectacles et y tenir ses assises : il comporte, outre la salle d'audition, des salles de réunion et une bibliothèque ; il sera cédé au Consulat en 1742 puis détruit seulement en 1856. Dans leur fonctionnement, les deux académies sont reconnues comme indépendantes. L'académie des Beaux-Arts est divisée en trois classes : physique, mathématiques et arts.

A partir de 1736, une scission de fait se produit entre les amateurs de musique et ceux qui s'intéressent avant tout aux conférences scientifiques : ainsi naît, le 12 avril 1736, la « Société des Conférences ». Douze ans plus tard cette scission sera reconnue par d'autres Lettres patentes (1748 confirmées en 1750 et enregistrées en 1756 : « Académie des Beaux-Arts »), était le titre originel, de ce que les Lyonnais appellent communément Académie du Concert ou Société du Concert ; en 1748, « Société royale des Beaux-Arts » remplace « Société des Conférences » et devient le titre officiel de la nouvelle et autonome académie de ceux qui cultivent exclusivement les sciences et les arts.

En novembre 1752, enregistrées en mars 1753, de nouvelles Lettres patentes sont établies par Louis XV mais ne concernent que l'Académie des Sciences et Belles Lettres. Ces lettres ne semblent avoir pour but que d'autoriser l'Académie à recevoir des dons et libéralités pour fonder des prix. Il est confirmé qu'elle jouit des mêmes avantages que les autres académies du royaume. Ce sont ces Lettres qui officialisent le Règlement en 33 articles publié en 1727.

En 1755, l'Académie des beaux-arts milite donc pour obtenir sa propre reconnaissance royale, comme on le voit par la lettre de Goiffon à Christin. La mort de ce dernier, le 19 janvier, n'a sans doute pas simplifié la vie de la Société, qui avait membres et préoccupations communes avec l'autre compagnie.

Elle fusionnera avec l'Académie des sciences et belles-lettres de Lyon en 1758 (quatrièmes lettres patentes !) qui devient alors l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Bibliographie

Il y a deux sources essentielles, l'ouvrage de Dumas, bien connu car publié, Histoire de l'Académie, 1839, et le manuscrit Ms 271, plus précis que Dumas, établi par Bollioud=Mermet, dont une copie fut remise à l'Académie en 1786, et que Dumas n'avait pu consulter.

Source

Site de l'Académie de Lyon, 28 septembre 2013, prochainement mise à jour par Pierre Crépel, son secrétaire